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Musique classique et opéra par Classissima

Giuseppe Verdi

samedi 27 août 2016


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19 août

Tosca à l’Opéra Bastille

Classiquenews.com - Articles PARIS, Opéra Bastille. Tosca de Puccini, 17 septembre – 17 octobre 2016. C’est en écoutant une représentation d’Aïda de Verdi que le jeune Puccini reçoit la vocation du lyrique. Ainsi, l’un de ses chefs d’oeuvre de la plaine maturité, Tosca, créé en 1900 en témoigne. Viendront ensuite après ce premier sommet dramatique et vocal, Butterfly (1904) puis l’inachevée Turandot (création posthume en 1926). L’unité dramatique et la superbe gradation dans la tension de l’ouvrage viennent en partie, de sa construction spatiale: à chaque tableau correspond un lieu différent dans la Rome du début XIXème siècle: l’église San Andrea della Valle à l’acte I, puis le Palazzo Farnèse ou Palais de la justice au II; enfin pour la mort des amants magnifiques, les géoles et la terrasse sommitale du château Saint-Ange au III. Rares sont les ouvrages lyriques qui collent à ce point à l’esprit d’une ville… Rome est l’autre acteur de l’opéra puccinien. Son souffle, son esprit, ses climats, son atmosphère en sont distillés par l’orchestre, autre grand acteur du l’action musicale. La Tosca de Puccini, qui a alors 42 ans, et est bien au sommet de son écriture, est adaptée de la pièce éponyme de Victorien Sardou, créée treize années auparavant, en 1887. En septembre et octobre 2016, la production de Tosca à Bastille compte une distribution vocale prometteuse : Anja Harteros (17, 20, 23 septembre) puis Liudmyla Monastyrska pour Tosca, la cantatrice amoureuse passionnée ; Marcelo Alvarez en Mario Cavaradosi, le peintre bonapartiste et libertaire ; enfin Bryn Terfel pour le préfet Scarpia, autorité noire, dévorée par la jalousie et le pouvoir…

La lettre du musicien (Comptes rendus)

23 août

Au Touquet, le piano fait des folies

Sur la Côte d’opale, Le Touquet-Paris-Plage accueille chaque année depuis huit ans un festival où le piano est roi, Les Pianos Folies. De l’édition 2016, foisonnante et jubilatoire, on retiendra nombre de moments forts.Remplaçant le pianiste chinois Muye Wu, la Bulgare Plamena Mangova a donné du Concerto de Grieg une leçon éblouissante de virtuosité habitée, culminant dans la cadence du premier mouvement, où elle fit admirer la diversité et la richesse de sa palette sonore. Dauphine d’Anna Vinnitskaia au concours Reine-Elisabeth 2007, sa sensibilité à fleur de peau émeut davantage que la sensualité débridée de son ancienne rivale, en symbiose parfaite avec le Chopin des Préludes, mais manquant de la simplicité nécessaire pour traduire l’univers des Scènes d’enfants de Schumann. Deuxième prix en 2013 du même concours, Rémi Geniet confirme sa jeune maturité et son affinité avec le Beethoven – des Sonates n°2 et 14 – tout en révolte contenu, préfigurant les audaces instrumentales du Prokofiev de la Huitième Sonate. Du “Chopin espagnol”, Granados, Guillaume Coppola restitue toute la poésie solaire et aristocratique par trois de ses Danses espagnoles et le virtuose Allegro de concert. Boris Berezovsky domestique son trop-plein d’énergie, déployé pour les Etudes d’exécution transcendante de Liszt, pour donner vie à l’animation colorée des Trois Mouvements de Petrouchka. Transcriptions toujours avec le duo Jatekok, Naïri Badal et Adélaïde Panaget, qui nous a proposé une mise à nu révélatrice des innovations harmoniques du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy comme de la révolution rythmique du Sacre du printemps de Stravinsky. Dans l’esprit de rigueur de leur parrain spirituel, György Kurtag. David Kadouch évoque, avec une science consommée de la dynamique et de la couleur, les terreurs cachées dans les Waldszenen de Schumann avant l’implacable montée vers l’horreur du Gaspard de la nuit ravélien. Plus introspective peut-être, la version des mêmes Scènes de la forêt par Claire Désert, complétée par les Papillons et deux mélodies, Widmung et Frühlingsnacht, – miracles de transcriptions de Liszt –, brosse un portrait sans pathos des états d’âme schumanniens. On saluera enfin la production par la compagnie Opéra Côté chœur d’une Traviata de Verdi, dans une mise en scène intimiste de Bernard Jourdain, interprétée par de jeunes professionnels, issus pour la plupart de nos conservatoires supérieurs, à l’instar du chef d’orchestre Frédéric Rouillon et de la Violetta bouleversante de Dorothée Lorthiois. (13 au 21 août)




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18 août

Compte rendu, opéra. Saint Céré. Château de Castelnau Bretenoux, le 11 août 2016. Verdi : La Traviata. Desbordes, Moreau, Uyar, Brécourt.

Compte rendu, opéra. Saint Céré. Château de Castelnau Bretenoux, le 11 août 2016. Verdi : La Traviata, opéra en trois actes sur un livret de Fancesco Maria Piave. Burcu Uyar, Violetta, Julien Dran, Alfredo, Christophe Lacassagne, Germont … choeur et orchestre Opéra Eclaté, Gaspard Brécourt, direction. Olivier Desbordes et Benjamin Moreau, mise en scène, Patrice Gouron, décors et costumes, Clément Chébli, vidéo. En cette troisième soirée de festival, nous nous retrouvons au château de Castelnau Bretenoux, situé à quelques encablures de Saint Céré. Si le soleil est au rendez-vous, la fraîcheur aussi; néanmoins le temps permet de jouer en plein air ce qui n’avait pas vraiment été le cas en 2015. Pour cette nouvelle production de La Traviata de Giuseppe Verdi (1813-1901), Olivier Desbordes a sollicité le concours de son jeune collègue Benjamin Moreau avec lequel il cosigne déjà la mise en scène de La Périchole. Traviata étonnante mais séduisante Le duo Desbordes/Moreau fait encore des siennes Pour cette production, nous nous retrouvons dans un Paris intemporel, plus vraiment au XIXe siècle, pas non plus complètement au XXe siècle. Le public rentre aisément dans le spectacle, dès le début de la soirée, qui n’a pourtant rien de choquant puisque dès le début de l’oeuvre, Violetta se sait gravement malade. Et d’ailleurs le premier fil rouge de la mise en scène est la maladie et l’agonie de la malheureuse Violetta. Dans cette optique, le placement de la scène entre Violetta mourante et le docteur Grenvil au tout début de l’oeuvre, avant le début de la fête chez la demi mondaine ne surprend pas : «La tisi non le accorda che poche ore» («La phtisie ne lui laisse plus que quelques heures») répond Grenvil à Anina qui le questionne. Le second fil conducteur concerne le «volet» des conventions sociales et le déni de la maladie; pour accentuer ce point de vue, les deux hommes ont invité une comédienne qui incarne Violetta jusqu’à la fête chez Flora. Et pour parachever cette idée de douleur, d’agonie, de société bien pensante (le monde des courtisanes contre la bourgeoisie guindée et pétrie de certitudes), la Violetta de Burcu Uyar est filmée de bout en bout de la représentation, son visage apparaissant sur un grand écran installé en fond de scène. Si l’idée de ce film est bonne, – du moins peut-elle est défendue, nous comprenons nettement moins les références cinématographiques des deux metteurs en scène même si elles semblent être en accord avec les fils rouges définis par les deux hommes. Les images de guerre en revanche, notamment les bombes explosant en pleine campagne, sont de trop dans une production déjà très réussie. Concernant le plateau vocal, c’est une distribution française de haute volée qui a été invitée à chanter cette nouvelle production de La Traviata. La soprano Burcu Uyar, que nous avions déjà saluée en 2014 pour de Lucia di Lammermoor (rôle titre), campe une Violetta émouvante et très en voix. Dès l’air d’entrée «E strano … A forse lui», l’interprète donne le ton de la soirée : la voix est parfaitement tenue, la ligne de chant impeccable, le médium superbe, les aigus flamboyants; le contre mi bémol final, sorti après que l’aria ait été intégralement interprété, est non seulement juste mais tenu sans la moindre faiblesse. Face à cette superbe Violetta, le jeune Julien Dran incarne un Alfredo qui apparaît, du moins en première partie, plus terne que sa partenaire; si le Brindisi est interprété très honorablement, il manque le petit grain de folie qui en aurait fait un grand moment de chant. Avec l’air et la cabalette du deuxième acte «De miei bollenti spiriti … O rimorso» , le ténor prend plus d’assurance et la voix est plus belle, plus puissante qu’en début de soirée. C’est Christophe Lacassagne qui chante Germont père; le baryton effectuait, lors de cette production, une prise de rôle qu’il redoutait. Car comme, il nous le confiait peu après la représentation : «C’est un rôle pas forcément très long mais dense et tendu vers l’aigu.». Cependant, Lacassagne prend le personnage de Germont sans sourciller ; il campe un vieil homme de très belle tenue; s’il est pétri de certitudes et d’a prioris négatifs à l’égard de Violetta, il n’en n’est pas moins ému par la grandeur d’âme de la jeune femme : «Ciel ! che veggo ? D’ogni vostro aver, or volete spoliarvi ?» (Ciel ! que vois-je ? Vous voulez vous dépouiller de tous vos biens ?»). Chez Flora, le Germont de Lacassagne est un homme très en colère; les sentiments contradictoires du vieil homme sont parfaitement visibles chez ce comédien né qui fait de ce personnage si marquant, malgré le peu de scènes que Verdi lui accorde, un homme émouvant, balançant entre les dictats de la morale bourgeoise et ce que lui dicte son cœur. Survoltés par la présence du vétéran Eric Vignau (Gaston inénarrable), infatigable puisqu’il chante tous les soirs en cette fin de festival, les comprimari sont en grande forme à commencer par Flore Boixel (qui chante dans les trois productions du festival) et Laurent Arcaro (Douphol). Pour terminer évoquons la comédienne Fanny Aguado qui incarne cette Violetta muette, prisonnière des conventions sociales qui vont finir par précipiter sa chute pendant presque toute la soirée. La jeune femme fait montre d’une assurance remarquable ; elle s’est parfaitement intégrée à l’équipe et au spectacle donnant le meilleur d’elle même et faisant presque oublier que tout près d’elle, il y a une chanteuse qui lui prête sa voix. Visuellement la trouvaille fonctionne admirablement. A la tête de l’orchestre d’Opéra Eclaté, placé sur le côté gauche du plateau, le jeune chef Gaspard Brécourt dirige avec vigueur et fermeté. Si nous avions apprécié sa performance dans Lucia di Lammermoor en 2015, Brécourt nous surprend agréablement en 2016; le jeune homme a mûri, la gestuelle est plus sûre ; il est plus attentif à ce qui se passe sur le plateau. Du coup, pendant toute la soirée, la musique de Verdi vibre de vie, éclatant tel le bouquet final d’un feu d’artifices. Cette nouvelle production de La Traviata ne manque pas de faire réfléchir le public sur les multiples dénis et conventions qui régissent la société du XIXe siècle, -hypocrisie sociale et lâcheté collective qu’a épinglé non sans raison Verdi, et que nous retrouvons de nos jours sous des formes assez peu différentes. Si nous regrettons des images de guerre pas toujours appropriées, l’utilisation de la vidéo, notamment pour focuser sur la Violetta mourante en gros plan s’avère être une excellente idée. Pour défendre cette nouvelle Traviata, les responsables du festival de Saint Céré ont fait confiance à une distribution de très belle tenue à commencer par Burcu Uyar qui était en grande forme. Et même si Christophe Lacassagne en Germont semblait quelque peu sur la défensive, il n’en a pas moins parfaitement rendu justice à Verdi. Saluons également la superbe performance de Fanny Aguado qui incarne la Violetta muette avec beaucoup de panache. Voilà donc une Traviata, nouvelle réussite du Saint-Céré 2016, à voir et à écouter sans modération. Saint Céré. Château de Castelnau Bretenoux, le 11 août 2016. Giuseppe Verdi (1813-1901) : La Traviata, opéra en trois actes sur un livret de Fancesco Maria Piave. Burcu Uyar, Violetta, Julien Dran, Alfredo, Christophe Lacassagne, Germont, Sarah Lazerges, Flora, Eric Vignau, Gaston, Matthieu Toulouse, Docteur Grenvil, Laurent Arcaro, Baron Douphol, Yassine Benameur, Marquis d’Obigny, Nathalie Schaaf, Anina, Fanny Agaudo, Violetta muette, choeur et orchestre Opéra Eclaté, Gaspard Brécourt, direction. Olivier Desbordes et Benjamin Moreau, mise en scène, Patrice Gouron, décors et costumes, Clément Chébli, vidéo.

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18 août

Récital exceptionnel Annick Massis à Tours

TOURS, Opéra. Récital Annick Massis, vendredi 16 septembre 2016, 20h. Coloratoure exceptionnelle, la soprano Annick Massis est l’une des rares cantatrices française à maîtriser autant le bel canto italien (Rossini impeccables et de grand style ; Bellini murmuré, précis, enivré) que les grands rôles du romantisme française (Gounod, Massenet). Avec Véronique Gens, nous tenons les chanteuses soucieuses d’articulation comme de justesse expressive. A Tours, avec la complicité de l’orchestre maison, la diva française ouvre la nouvelle saison de façon magistrale par ce récital lyrique incontournable : elle rend hommage aux maîtres de l’opéra romantique français et italien, en un chant raffiné, aux phrasés spécifiques d’une grande diseuse, à la ligne vocale au souffle maîtrisé… De Norma (Bellini), Annick Massis exprime l’ineffable air de la prêtresse gauloise (comme Velléda) amoureuse d’un romain mais trahie par lui… air à la lune qui recueille ses espoirs perdus mais reste porté par sa force morale intacte (casta diva) ; puis, la soprano est Juliette (Gounod) : ardente et passionnée, d’une juvénilité conquérante malgré la tragédie qui l’emporte. De Verdi, voici Violetta Valéry, défaite, déchirante au II (Addio del passato), où la courtisane qui a trouvé le pur amour, doit renoncer à tout bonheur… Enfin, Annick Massis choisit l’air le plus pyrotechnique qui soit de l’opéra français fin de siècle (air du Cours la Reine de Manon de Massenet, air de triomphe marqué par l’insouciance de la jeunesse) enfin la diva française ressuscite la dignité tragique de Maria Stuarda (Donizetti). Récital ambitieux mais passionnant par l’une de nos plus grandes chanteuses actuelles. Oeuvres de Donizetti, Bellini, Rossini, Massenet, Gounod, Debussy. L’orchestre de l’Opéra (Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours) est dirigé par le nouveau directeur du Théâtre de Tours, Benjamin Pionnier. Opéra de Tours Récital de la soprano Annick Massis Vendredi 16 septembre 2016, 20h RESERVEZ Programme • Vincenzo Bellini : - Norma : - Ouverture - Casta Diva - Capuleti e Montecchi. Eccomi… o quante volte - Adelson e Salvini – Sinfonia • Charles Gounod : Roméo et Juliette - Entr’acte de l’acte II - Air du poison : Dieu quel frisson - Le Sommeil de Juliette - Valse de Juliette : Je veux vivre. • Giuseppe Verdi : - I Vespri Siciliani – Sinfonia - La Traviata : Addio del passato Giacomo Puccini : Manon Lescaut : Intermezzo Jules Massenet : Manon : Le Cours la Reine Gioachino Rossini : Ouverture de Semiramide • Gaetano Donizetti : Maria Stuarda : Oh, nube, che lieve



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17 août

FRANCE 3 rend Hommage à Luciano Pavarotti

FRANCE 3. Concert Hommage à Luciano Pavarotti. Le 9 septembre 2016, 20h55. « LUCIANO PAVAROTTI, LE CONCERT DES ÉTOILES » : France 3 rend hommage au ténor le plus adulé de son vivant, Luciano Pavarotti , qui s’est éteint il y a 10 ans déjà (à l’automne 2007, à 71 ans), à Modène, la ville qui l’avait vu naître le 12 octobre 1935. A l’instar de Callas ou de Caruso, le timbre unique du ténor Luciano Pavarotti est reconnaissable entre tous : solaire, lumineux, étincelant, d’un éclat qui éblouit définitivement. Durant quatre décennies, Luciano Pavarotti a incarné la splendeur de l’opéra italien (essentiellement verdien et puccinien) et l’a fait rayonner à travers le monde. Il est le ténor qui a popularisé l’art lyrique, réunissant un public venant de tous horizons. N’hésitait pas à se produire seul dans des lieux différents, son éternel mouchoir blanc à la main, Luciano partait à la conquête d’un large public. En plus de quarante ans de carrière, il a contribué au rayonnement de son art au cours de nombreux concerts télévisés, dont le légendaire concert des Trois Ténors, avec ses confrères et partenaires, Placido Domingo et José Carreras. Aujourd’hui presque 10 ans après sa mort (survenue le 6 septembre 2007), Luciano Pavarotti est toujours présent ; son héritage, immense par sa générosité, son ouverture, sa curiosité. Plusieurs grands noms du monde lyrique se retrouvent ici sur la scène du Sporting des Etoiles de Monte Carlo : ils chantent les plus grands airs de son répertoire en son honneur. Ponctué d’images d’archives et de témoignages, ce concert de mai 2016, ressuscite l’immense artiste Pavarotti. Programme : airs, duos et trios célèbres de Verdi, Puccini, Donizetti, Rossini, mais également Bernstein, Dalla, de Curtis… Soirée spéciale – durée : 2h15mn — Enregistré pendant la tournée de mai 2016 à la salle des Etoiles de Monte Carlo Avec l’Orchestre de l’Opéra de Marseille, sous la direction de Yvan Cassar. Solistes : Andrea Bocelli, Joseph Calleja, Olga Peretyatko, Anita Hartig, Jean-François Borras, Julien Behr, Pumeza Matshikiza, Florian Laconi, Catherine Trottmann… LIRE notre grand dossier PORTRAIT de Luciano Pavarotti, au moment de son décès survenu le 6 septembre 2017 L’art de Luciano Pavarotti A partir des années 1970, celles qui mènent à la quarantaine, fort d’une technique plus affûtée encore, grâce au travail mené avec Joan Sutherland (en particulier sur le plan du souffle: le chanteur s’est ainsi contruit un diaphragme en béton), Pavarotti ose graduellement les rôles plus dramatiques, chez Verdi et Puccini. Ainsi, Riccardo (Bal masqué), Rodolfo (Luisa Miler) puis Le Trouvère, chez Verdi; Cavaradossi (Tosca) puis Calaf (Turandot), chez Puccini. Cette évolution de la carrière culminera sur le plan dramatique avec Aïda de Verdi, dans les années 1980. Son Radamès éblouit par sa vaillance militaire, en totale adéquation avec le caractère à la fois belliqueux et amoureux du jeune soldat, épris de la belle esclave nubienne, devenu général puis traître par passion. Viennent enfin, outre les rôles véristes: Canio (Paillasse de Leoncavallo, 1987), ou Enzo (Gioconda de Ponchielli), et encore Andrea Chénier de Giordano (en 1996 à New York), les derniers rôles verdiens qui manquaient à son profil audacieux: Ernani, Otello, puis Don Carlo de Verdi. Le style Pavarotti Le ténor n’a chanté qu’en italien, osant quelques airs en français, approchés en récital, jamais dans le cadre d’une production: Don José (Carmen de Bizet), Werther de Massenet (Pourquoi me réveiller?). Son souci de la clarté et de la diction n’ont pas à pâlir… Piètre acteur, du fait, avec les années, de son embonpoint (le géant de 1,90m pesait selon les périodes entre 90 et 120 kg), Luciano Pavarotti a réussi le tour de force de tout concentrer, dramatisme et intensité, tension et émotivité, dans sa seule voix. Une voix prodigieuse par sa projection claire et naturelle, un timbre “solaire”, rayonnant et tendre, à la fois héroïque et raffiné. Qui a vu et écouté l’interprète, ait resté saisi par le charisme de chacune de ses prestations: l’expression passe chez lui par le feu de la voix, par l’acuité du regard, l’incandescence voire la fulgurance de l’émission naturellement timbrée et musicale. L’amour de la foule Le roi du contre-ut, n’a jamais caché son amour du risque et du défi. A 55 ans, en 1990, il innove et bouscule bon nombre d’habitudes conservatrices qui asphyxiaient le milieu lyrique. Avec les deux autres ténors médiatisés comme lui, Placido Domingo et José Carreras, Pavarotti “invente” un type de récital inédit à trois voix, en particulier pour la finale de la coupe du monde, le 16 juillet 1990. LIRE notre grand portrait de Luciano Pavarotti par Lucas Irom : sa carrière, ses partenaires (Joan Sutherland), ses plus grands rôles chez Bellini, Rossini, Donizetti, Verdi, Puccini…

Giuseppe Verdi
(1813 – 1901)

Giuseppe Francesco Verdi est un compositeur romantique italien (10 octobre 1813 - 27 janvier 1901). Son œuvre, composée essentiellement d’opéras très populaires de son vivant, connaît encore aujourd’hui un grand succès. Verdi est l’un des compositeurs d’opéra italien les plus influents du xixe siècle, influence comparable à celle de Bellini, Donizetti et Rossini mais dans la deuxième moitié du siècle. Ses œuvres sont fréquemment jouées dans les maisons d’opéra du monde entier et, dépassant les frontières du genre, certains de ses thèmes sont depuis longtemps inscrits dans la culture populaire comme « La donna è mobile » de Rigoletto, le « Brindisi » de La traviata, le chœur « Va, pensiero » de Nabucco ou la « Marche triomphale » d'Aida. Les opéras de Verdi dominent encore le répertoire de l'art lyrique un siècle et demi après leur création.



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