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Musique classique et opéra par Classissima

Giuseppe Verdi

vendredi 1 juillet 2016


Classiquenews.com - Articles

29 juin

Publications. OPERA MAGAZINE juillet 2016. En couverture, la soprano. A la Une : ERMONELA JAHO

Classiquenews.com - Articles Publications. OPERA MAGAZINE juillet 2016. En couverture, la soprano ERMONELA JAHO, nouvelle Butterfly aux Chorégies d’Orange 2016… Grand Entretien : Ermonela Jaho. Vedette de la toute nouvelle intégrale de Zazà de Leoncavallo, chez Opera Rara, la soprano albanaise revient aux Chorégies d’Orange, les 9 et 12 juillet 2016, pour Madama Butterfly de Puccini, sous la baguette de Mikko Franck et dans une mise en scène de Nadine Duffaut. Le rôle de Cio-Cio-San est sans doute, avec Violetta dans La traviata, celui auquel on associe le plus spontanément son nom, car il lui permet de libérer cette intensité dévastatrice qui fait tout le prix de ses incarnations. Gageons qu’il en ira de même pour sa première Antonia des Contes d’Hoffmann, le 3 novembre, à l’Opéra National de Paris, aux côtés du ténor vedette Jonas Kaufmann ! Rencontres : Esa-Pekka Salonen, roi d’Aix 2016 : Au pupitre de Pelléas et Mélisande, à partir du 2, puis d’un concert chorégraphié, le 9 juillet 2016, et enfin du diptyque Œdipus Rex/Symphonie de Psaumes, les 15 et 17, le chef finlandais, en ce mois de juillet, fait d’Aix-en-Provence son nouveau royaume. Une reconnaissance amplement méritée… Moneim Adwan : Commande du Festival, Kalîla wa Dimna, opéra en arabe et français, sera à l’affiche au Théâtre du Jeu de Paume à Aix toujours, à partir du 1er juillet. Son auteur, le chanteur et compositeur palestinien Moneim Adwan, nous en explique les sources et les enjeux. Gaspard Brécourt : Grand habitué du Festival de Saint-Céré, le chef français dirige une nouvelle production de La Traviata de Verdi, à partir du 31 juillet, dans la cour du château de Castelnau-Bretenoux. La mise en scène est signée Olivier Desbordes, fondateur et directeur artistique de la manifestation. Julien Dran : Le 29 juin 2016, s’achèvent les représentations de La Traviata qui ont marqué ses débuts à l’Opéra Bastille. À partir du 31 juillet, à Saint-Céré, l’un des espoirs du chant français troque l’habit du comprimario Gastone pour celui du primo tenore Alfredo Germont. Klaus Florian Vogt : Pilier du Festival de Bayreuth depuis ses débuts in loco, en 2007, le ténor allemand, surtout connu pour son miraculeux Lohengrin, endosse cette fois l’habit de Parsifal, à partir du 25 juillet, sous la baguette d’Andris Nelsons et dans une nouvelle mise en scène d’Uwe Eric Laufenberg. George Gagnidze : Jusqu’au 12 juillet, le baryton géorgien triomphe en Amonasro dans la reprise d’Aida à l’Opéra National de Paris, un théâtre où il s’est déjà produit dans Francesca da Rimini et Tosca. Prochaine prise de rôle : Carlo Gérard dans Andrea Chénier, à San Francisco, en septembre. Pumeza Matshikiza : Le 19 juillet, à l’Espace des 3 Provinces de Brive-la-Gaillarde, la soprano sud-africaine est la vedette de la 36e édition du Festival de la Vézère. Une nouvelle occasion de révéler le talent qui se cache derrière le marketing orchestré par sa maison de disques. Jeune talent : la soprano française Chloé Briot. À partir du 2 juillet, la soprano française rejoint la prestigieuse équipe réunie au Grand Théâtre de Provence pour Pelléas et Mélisande. Elle y incarne Yniold, le fils de Golaud/Laurent Naouri sous la baguette d’Esa-Pekka Salonen, comme à Londres, en 2014, et Los Angeles, en 2016. Événement lyrique à Montpellier : Iris, le chef-d’œuvre méconnu de Mascagni… Bien sûr, il y a Cavalleria rusticana, acte fondateur du vérisme musical, modèle de concision et d’efficacité « coup de poing ». Mais ce serait une erreur de réduire la production de Pietro Mascagni à son premier triomphe, sans jeter une oreille attentive à des opéras tels que Guglielmo Ratcliff ou Parisina, qui témoignent d’une remarquable capacité de renouvellement stylistique. Un titre se détache de tous les autres : Iris, succès public à sa création romaine, le 22 novembre 1898. Le Festival de Radio France et Montpellier, le 26 juillet prochain, redonne sa chance à ce joyau « japonisant » et morbide, pétri de symbolisme, dont le langage se distingue par une délicatesse et un raffinement extrêmes. Pas d’Iris sans une soprano charismatique : succédant à Hariclea Darclée, Rosina Storchio, Elisabeth Rethberg ou Magda Olivero, on attend tout de la bouleversante soprano bulgare, Sonya Yoncheva. Comptes rendus Les scènes, concerts et récitals. Guide pratique La sélection CD, DVD, livres et l’agenda international des spectacles. OPERA MAGAZINE de juillet 2016. Parution annoncée : 29 juin 2016.

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Dutoit, Capuçon et Abdrazakov au Clos Vougeot

Vougeot. Cour du château du Clos Vougeot. 26-VI-2016. Gioacchino Rossini (1792-1868) : ouverture et « La calunnia » extraits du Barbier de Séville ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : « Madamina, il catalogo è questo » et « La ci darem la mano » extraits de Don Giovanni ; Giuseppe Verdi (1813-1901) : « Infelice ! E tu credevi » extrait de Ernani ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : concerto n°1 pour violoncelle en la mineur op.33 ; Georges Bizet (1838-1875) : symphonie en ut mineur. Avec : Ildar Abdrazakov, basse ; Hyesang Park, soprano ; Gautier Capuçon, violoncelle. L’Orchestre éphémère des Climats de Bourgogne, direction : Charles Dutoit.






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27 juin

Diana Damrau chante La Traviata aux Chorégies d’Orange 2016

France 3. Verdi : La Traviata, mercredi 3 août 2016,21h30. En direct d’Orange, Diana Damrau se confronte au plein air et à l’immensité du Théâtre Antique pour exprimer l’intimité tragique d’un destin sacrifié : celui de la jeune courtisane parisienne Alphonsine Duplessis, devenue d’Alexandre Dumas fils à Verdi à l’opéra, Violetta Valéry. La diva germanique a déjà chanté à maintes reprises le rôles écrasant de La Traviata (la dévoyée) : à la Scala, et récemment dans la mise en scène finalement très classique et sans poésie de Benoît Jacquot, sur les planches de l’Opéra Bastille : un dvd en témoigne (ERATO, live de juin 2014 : lire notre critique du dvd La Traviata avec Diana Damrau ). TRAVIATA, UN MYTHE SACRIFICIEL… Verdi construit le drame par étape, chacune accablant davantage la prostituée qui entretient son jeune amant Alfredo. L’acte I est toute ivresse, à Paris, dans les salons dorés de la vie nocturne : c’est là que Violetta se laisse séduire par le jeune homme ; au II, le père surgit pour rétablir les bienséances : souhaitant marier sa jeune fille, le déshonneur accable sa famille : Violetta doit rompre avec Alfredo le fils insouciant. A Paris, les deux amants qui ont rompu se retrouvent et le jeune homme humilie publiquement celle qu’il ne voit que comme une courtisane (il lui jette à la figure l’argent qu’il vient de gagner au jeu) ; enfin au III, mourante, au moment du Carnaval, retrouve Alfredo mais trop tard : leur réconciliation finale scelle le salut et peut-être la rédemption de cette Madeleine romantique. En épinglant l’hypocrisie de la morale bourgeoise, Verdi règle ses comptes avec la lâcheté sociale, celle qu’il eut à combattre alors qu’il vivait en concubinage avec la cantatrice Giuseppina Strepponi : quand on les croisait dans la rue, personne ne voulait saluer la compagne scandaleuse. La conception de l’opéra suit la découverte à Paris de la pièce de Dumas en mai 1852. L’intrigue qui devrait se dérouler dans la France baroque de Mazarin, porte au devant de la scène une femme de petite vertu mais d’une grandeur héroïque bouleversante. Figure sacrificielle, Violetta est aussi une valeureuse qui accomplit son destin dans l’autodétermination : son sacrifice la rend admirable. Le compositeur réinvente la langue lyrique : sobre, économe, directe, et pourtant juste et intense. La grandeur de Violetta vient de sa quête d’absolu, l’impossibilité d’un amour éprouvé, interdit. Patti, Melba, Callas, Caballe, Ileana Cotrubas, Gheorghiu, Fleming, récemment Annick Massis ou Sonya Yoncheva ont chanté les visages progressifs de la femme accablée mais rayonnante par sa solitude digne. L’addio del passato au II, qui dresse la sacrifiée contre l’ordre moral, est le point culminant de ce portrait de femme à l’opéra. Un portrait inoubliable dans son parcours, aussi universel que demeure pour le genre : Médée, et avant elle Armide et Alceste, puis Norma. Femme forte mais femme tragique. Le timbre rond et agile de la coloratoure doit ici exprimer l’intensité des trois actes qui offre chacun un épisode contrasté et caractérisé, dans la vie de la courtisane dévoyée : l’ivresse insouciante du premier acte où la courtisane déjà malade s’enivre d’un pur amour qui frappe à sa porte (Alfredo); la douleur ultime du sacrifice qui lui est imposé au II (à travers la figure à la fois glaçante et paternelle de Germont père); enfin sous une mansarde du Paris romantique, sa mort misérable et solitaire au III. Soit 3 visages de femme qui passent aussi par une palette de sentiments et d’affects d’un diversité vertigineuse. C’est pour toutes les divas sopranos de l’heure, – et depuis la création de l’opéra à la Fenice de Venise en mars 1853, un défi autant dramatique que vocale, dévoilant les grandes chanteuses comme les grandes actrices. La distribution des Chorégies d’Orange 2016 associe à Diana Damrau dans le rôle-titre, Francesco Meli (Alfredo), Placido Domingo (Germont père). Daniele Rustioni, direction musicale. Louis Désiré, mise en scène. En direct sur France 3 et culturebox, mardi 3 août 2016 à 21h30. A l’affiche du Théâtre Antique, également le 6 août 2016 à 21h30.

Carnets sur sol

27 juin

Karajan, la battue vaporeuse

Les musiciens sont rarement clairvoyants (du moins pas plus que les autres) sur la qualité des compositeurs, et même sur l'intérêt des interprètes… mais il existe aussi des détails qui passent au-dessus de la tête du mélomane du rang et qui expliquent la singularité de carrières, ou la cause d'inimitiés artistiques farouches… En réécoutant une série d'enregistrements de Das Rheingold (les meilleurs, en fait : Keilberth 52, Kempe 61, Karajan 67, Solti 83, Weigle, Gergiev…), j'ai été frappé, à nouveau, par une caractéristique de Karajan. En suivant avec la partition, en essayant de sentir la mesure, on s'aperçoit qu'en plus de changer volontiers de tempo à courts intervalles (ce qui n'est pas du tout exceptionnel chez les chef d'orchestre de toutes époques), les appuis de son temps sont comme flous, difficiles à situer précisément si l'on voulait vérifier au métronome. Cela mérite précision. Statut de la partition La partition musicale est une notation destinée, à l'origine, à laisser une trace des constituants essentiels de la musique, à transmettre la trame d'œuvres longues. Au fil du temps, l'individualisation des compositeurs et leur exigence implique l'écriture intégrale de toutes les parties, et la notation des procédés gagne aussi en précision, avec toutes sortes de signes spéciaux. Nombre de manuscrits pré-1750 ne comportent d'indication de tempo sur une partition baroque que si elle n'est pas évidente pour le compositeur. Quand on ouvre une partition de Mahler en revanche, les changements sont incessants à quelques mesures d'intervalle (il y en a tellement que beaucoup de chefs, peut-être faute de temps en répétition, ne les appliquent pas toutes !). La partition devient de plus en plus, au fil du temps, l'essence de la musique composée, là où elle n'était qu'un aide-mémoire. L'agogique Malgré le respect tremblant que portent en général les musiciens à la partition (tiens, j'en parlais justement dans la dernière notule ), l'exécution métronomique, façon fichier MIDI, n'est pas requise : il existe une multiplicité de façons de phraser et de mettre en valeur la phrase musicale – c'est pourquoi les ensembles constitués sont en général bien meilleurs que de meilleurs musiciens occasionnellement réunis. C'est ce que l'on appelle d'ordinaire l'agogique, la façon de mettre en œuvre la musique écrite. Et cela suppose une multitude de petites libertés par rapport à ce qui est couché sur papier (avec des ratios réguliers). Dans la pratique, quatre noires n'auront pas forcément la même longueur ; j'y avais consacré une notule (à partir de la Troisième de Mahler), autour de la question de l'allongement et des césures en fin de mesure, procédé très courant. Certains sont plus libres que d'autres (Alexis Weissenberg est quasiment exact, ce qui lui donne cette platitude particulier ; Chopin l'était paraît-il beaucoup trop), mais tous les musiciens l'appliquent (pas du tout de la même façon bien évidemment), sinon l'effet MIDI ou Hanon est immanquable. Karajan comme les autres. Pour autant, la pulsation reste régulière. Le rubato C'est le niveau supérieur : ici, on déforme délibérément la mesure. Les notes n'ont pas la même durée, comme un micro changement de tempo à l'intérieur d'une mesure. Typiquement, les ralentissements à la fin d'une phrase musicale, particulièrement lorsqu'il y a du texte ou un soliste. Karajan l'utilise beaucoup, presque constamment. Le changement de tempo D'un groupe de mesures à l'autre, la vitesse de lecture change. Ce peut être prévu par le compositeur ou choisi par l'interprète – Paavo Järvi le réussit très bien dans les transitions entre deux thèmes d'une symphonie, il ajuste progressivement le tempo du premier thème au second, éventuellement en en choisissant un troisième et un quatrième (pas forcément intermédiaires) pour les ponts qui les relient. Là aussi, Karajan aime beaucoup ça (Muti en est aussi un spécialiste, mais choisit en plus de rendre ces contrastes de battue très apparents). Le cas Karajan Remerciez-moi de ne pas l'avoir nommé, comme certains de ses contemporains, par son initiale. C'est l'usage des deux derniers paramètres qui se combinent de façon spectaculaire chez Karajan. Son grand art fait qu'on ne l'entend pas forcément de prime abord, mais le temps fluctue sans arrêt dans ses interprétations, en tout cas à partir des années 60. Ajouté au son enveloppant qu'il cultive, et poussé à un tel degré, cela produit un effet assez déstabilisant. Essayez de battre à la main , même sans partition, la pulsation d'une de ses interprétations. Impossible de tomber juste, l'appui, en plus de ne pas être très marqué, se dérobe sans cesse, un peu avant, un peu après. Même avec un phrasé simple de quatre notes identiques, il semble impossible de prévoir l'endroit exact où va tomber la pulsation. En l'entendant comme en le regardant, on a l'impression d'un geste enveloppant, qui regarde vers l'avant, mais n'insiste jamais sur le temps, quelque chose de flou se dessine au lieu des contours nets de la plupart des autres exécutions. La preuve par l'exemple J'ai cherché des extraits pour appuyer la démonstration, mais c'est beaucoup moins évident qu'il n'y paraît : oui, il y a de grands changements de tempo et du rubato, mais le flou que je cherche à caractériser se manifeste sur le durée, lorsqu'on cherche la pulsation et qu'on ne parvient pas à se caler, qu'elle échappe sans cesse. Le plus simple était de le comparer à l'absolu du côté opposé, Solti. Chez ce chef, c'est au contraire l'exactitude de la mesure qui frappe, avec des phrasés toujours très droits, presque cassants, et une pulsation très régulière et perceptible. Mais là aussi, dans le détail, ce n'est pas si simple : énorméments de fluctuation de tempo dans leurs deux Tristan de studio, par exemple. Aussi, je me suis rabattu sur la fin de Rheingold, sans retrouver les moments les plus pertinents. Ce n'est donc qu'une illustration assez théorique, pas exactement une révélation, que je vais proposer : ne réécoutez pas avec acharnement les extraits, ils ne sont que modérément significatifs. Dans le dernier récit de Wotan, je vais insister sur la petite ligne de basse descendante après « So grüß ich die Burg » : quatre notes écrites égales. [En fin de compte, mes illustrations sont contre-productives et ne montrent pas ce que je veux montrer, je les retire. Mais il y a suffisamment de légendes urbaines en musique, parfois colportées par les « bons » auteurs, si bien que j'ai horreur de faire mine de devoir être cru sur parole.] Bien, voilà qui est stimulant, je serai attentif dans mes écoutes les prochaines semaines et reviendrai, si cela peut se réduire à des extraits, avec les exemples adéquats. Quoi qu'il en soit, l'effet d'évidence de Solti (et de raideur, quand on en vient à Bruckner, Mahler et aux Strauss conversationnels) et celui de flottement chez Karajan (ce flux infini comme détaché des contingences de la mesure) sont tout à fait délibérés, et extraordinairement perceptibles sur la durée lorsqu'on ouvre les partitions. Une conception de la musique Vers un êthos de la fluctuance. Je prie pour que la mise en forme avec texte barré passe sur vos machines, sinon je suis cuit. Indépendamment de l'effet (Karajan recherchait ce fondu au delà du seul son, manifestement : jusque dans une liquidité des tempos, se déversant d'une note sur l'autre, d'une section vers l'autre, s'équilibrant sans jamais demeurer stables), j'ai aussi l'impression qu'il s'agit d'une position de principe, d'une vision de la musique, en amont même des partitions. Certains chefs se fond un devoir de jouer régulièrement, exactement ; d'autres ménagent, et quel que ce soit le répertoire, des fluctations, une foule de micro-événements qui animent toujours le discours indépendamment même de ce qui est écrit et prévu. En ce qui me concerne, je suis par principe plutôt favorable et sensible à la mise en valeur de la pulsation, même dans les répertoires simples : la sûreté des appuis fait partie des plaisirs de la musique, de même que lorsqu'on anticipe le galbe d'une jolie mélodie ou la résolution d'une tension harmonique. Mais en pratique, j'ai remarqué qu'il n'y avait pas de corrélation entre la position du chef et mon appréciation des interprétations – je ne serais même pas capable, pour un grand nombre d'entre eux, de déterminer l'école à laquelle ils appartiennent sans mettre un enregistrement et y prêter spécifiquement attention : si elle est réalisée avec naturel, la fluctuation de tempo s'entend mais ne se remarque pas. Beaucoup de mes chouchous ont une battue assez droite (de plus en plus fasciné par Solti et Neuhold, sans parler des baroqueux comme Minkowski ou Hofstetter qui dirigent Verdi sans s'arrêter), mais ce n'est pas du tout une règle absolue – justement, Karajan a pour lui nombre d'enregistrements qui paraissent d'une évidence remarquable (même lorsque hors style ou exagérément karajanisés). En conséquence, je me suis déjà souvent posé la question du respect des musiciens envers les chefs qui jouent avec la mesure : sont-ils considérés comme de vrais techniciens (c'est le cas pour le belcanto – pas baroque, possiblement parce que peu de chefs d'ensemble ont une formation de chef d'orchestre – et le ballet, où la souplesse est capitale, mais dans Wagner ou le répertoire symphonique ?), supérieurs à ceux qui se contentent de battre les temps, ou comme une simple variété différente de chefs (un peu plus narcissique, peut-être) ? Subséquement, cette maîtrise particulière participe-t-elle de l'admiration des musiciens envers Karajan, où sont-ce d'autres paramètres ? En tout cas, il me semble qu'il incarne très fortement ce paramètre, qui fait une de ses spécificités, alors même que les partitions ne le requièrent pas forcément et qu'il serait plus simple pour tout le monde de jouer bien régulièrement – et cela fonctionne, témoin Solti et les baroqueux convertis au romantisme. Alors pourquoi se fatiguer à faire du Schumann brumeux ? -- Ici encore, toute suggestion bienvenue. J'espère revenir vers vous avec des exemples qui alimentent un peu plus précisément la discussion.

Giuseppe Verdi
(1813 – 1901)

Giuseppe Francesco Verdi est un compositeur romantique italien (10 octobre 1813 - 27 janvier 1901). Son œuvre, composée essentiellement d’opéras très populaires de son vivant, connaît encore aujourd’hui un grand succès. Verdi est l’un des compositeurs d’opéra italien les plus influents du xixe siècle, influence comparable à celle de Bellini, Donizetti et Rossini mais dans la deuxième moitié du siècle. Ses œuvres sont fréquemment jouées dans les maisons d’opéra du monde entier et, dépassant les frontières du genre, certains de ses thèmes sont depuis longtemps inscrits dans la culture populaire comme « La donna è mobile » de Rigoletto, le « Brindisi » de La traviata, le chœur « Va, pensiero » de Nabucco ou la « Marche triomphale » d'Aida. Les opéras de Verdi dominent encore le répertoire de l'art lyrique un siècle et demi après leur création.



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